Les différences culturelles et culinaires entre la France et le Portugal

Les 2 principaux pièges au restaurant

Je sais, le titre est un peu racoleur. Le but, ici, n’est pas d’alimenter votre paranoïa des petits commerçants, qui seraient tous de vils escrocs prêt à vous soutirer le moindre centimes.
Par « pièges », j’entends simplement les incompréhensions liées aux différences culturelles entre nos deux pays et qui parfois engendrent des situations qui gâchent un peu le séjour.

Imaginez, vous êtes à Sesimbra, typique village de pêcheur transformé avec le temps en station balnéaire.

croquis-aquarelle directement avec le pinceau sur place

Croquis – Aquarelle par l’artiste Guy Moll

Vous êtes dans les ruelles étroites du centre historique et après toute une matinée passée entre la serviette et la mer, votre estomac crie plus fort qu’un chanteur de métal.Vous repérez un petit restaurant qui sent bon le poisson grillé. Vous commandez votre plat, le déjeuner se passe à merveille et l’addition arrive, et là, c’est le drame : la conta (l’addition) est plus que salée !

Passons en revue les 2 principaux « pièges » à éviter :

Une dose ou meia-dose ?

Malheur des appétits standards, bonheur des gourmands. La dose au Portugal, est une portion destinée à 2 personnes. Et donc, la meia-dose est l’équivalent d’une assiette. Je ne compte plus les regards désespérés des touristes à la réception du plat, qui se demandent comment diable ils vont bien pouvoir finir leur part. Et aussi, le retour que l’on me fait sur des additions correspondant à l’équivalent de ce que l’on paye à Paris.

Les amuses-gueules et le pain

En France, lorsque l’on vous apporte du pain à table, c’est inclus dans le prix du repas. Au Portugal, que l’on soit touriste ou local, tout ce qui est présent sur la table et qui a été consommé vous sera facturé. Et ce n’est pas parce que le serveur vous apporte, à peine installé et sans rien demandé, des dosettes de beurre, des petits fromages, du pain dans une corbeille ou encore les fameuses petites olives noires assaisonnées, qu’il s’agit d’un cadeau de bienvenu. Chaque élément vous sera facturé et apparaîtra sur l’addition. Afin d’éviter cela, ne vous ruez pas sur les amuses-gueules, laissez-les tranquillement en bout de table, et ils n’apparaîtront pas sur la note finale.

L’exception qui confirme la règle:

Lors d’un apéro en dehors des heures de déjeuner, si l’on vous apporte quelques olives ou encore des tremoços (lupins) avec votre commande de boissons, la tradition est la même qu’en France (offert par la maison), alors foncez !