le Portugal, une eau fraîche et pas que dans les verres

et quelques astuces pour qu’elle ne vous paraisse pas glacée.

L’eau est froide au Portugal. Ce n’est pas une opinion, ni une affirmation, mais un constat. Avec une moyenne de 17°c environ, en plein été, c’est froid. Mais pourquoi ?

Le Portugal, un pays dans le vent
En Provence, ils ont le Mistral, vent dominant qui souffle du Nord vers le Sud. Et bien au Portugal, le vent dominant est la Nortada, un vent qui, comme son nom l’indique, souffle du Nord vers le Sud. Généralement, il se lève en début d’après-midi pour s’arrêter progressivement à la tombée de la nuit. Ce vent provoque un phénomène que l’on appelle le up welling : le vent qui souffle pousse la pellicule d’eau chaude située à la surface de l’océan vers le sud et laisse donc l’eau froide remonter des profondeurs. Ce qui a pour conséquence de maintenir l’eau à une température entre 15°c et 18°c.

Le phénomène de l’UpWelling

Le Portugal, un pays chaud patate
L’été, il peut faire très chaud avec de nombreuses journées à plus de 30°c. Chaque année, certains jours, il m’arrive de ne plus pouvoir poser les pieds sur le sable tant il est brûlant. Du coup, le contraste est encore plus saisissant entre un sable chauffé à blanc et une eau à 16°c. On a l’impression que l’ensemble nos muscles vont réussir à briser nos os tant ils se contractent (j’exagère à peine :))

Bon, à cela, on ne peut pas faire grand chose. Mais plusieurs attitudes permettent de limiter cette senstion.

Première attitude : l’approche Néoprène

On enfile une combinaison en Néoprène intégral et on mise sur cette carapace pour aller jouer dans les vagues sans perdre de doigts :). Par contre, c’est le bronzage du cycliste assuré et un sac bien lourd lorsque l’on rentre de la plage avec sa combinaison gorgée d’eau.

Deuxième attitude : l’approche mi-mollet

La technique du mi-mollet. On arrive au bord de l’eau, on trempe les mi-mollets et on repars rafraichi pour le prochain quart d’heure. L’inconvénient c’est qu’il faut passer son temps à faire des allers-retours entre la serviette et l’eau. La variante du « mi-mollet » consiste à immerger progressivement ses membres dans l’eau mais l’inconvénient c’est que l’on passe sa demi-journée à essayer de se baigner intégralement sans pour autant avoir la certitude d’avoir le courage d’aller au bout du process.

Troisième attitude : l’approche Wim Hoff

L’approche Wim Hof, du nom de ce hollandais qui a inventé une technique pour lutter contre le froid à travers des exercices de respiration, méditation et d’exposition au froid.

Quatrième attitude : l’approche à la portugaise

On prends les choses comme elles viennent et on ne se bile pas outre mesure. On sait que l’eau est froide, on sait que le soleil est chaud et que le vendeur de gelados et bolas de Berlim passera entre les serviettes pour nous réchauffer le coeur et surtout l’estomac.

Plage au coeur de Cascais.

L’attitude portugaise devant l’eau froide.

Après tout, on est en vacances !